Écouter la musique en trois dimensions et, ainsi, se donner une chance de se faire remarquer dans le flot continu des nouveautés qui nous parviennent. Mettre ses lunettes et découvrir chez Gwen Delabar, trois perspectives : le mot, le son et l’esprit. Le mot est choisi. Le son est groovy et l’esprit est optimiste. Du rap tranquille et incisif à la fois, qui fait dire à 20Syl du groupe Hocus Pocus, qui s’est chargé de l’image de ce projet, qu’il est « à mi-chemin entre le poinçonneur des lilas et DJ Shadow ».
Gwen Delabar est né dans une famille bipolaire, écartelé entre un père scientifique qui lui enseigne la rigueur et une mère artiste-peintre qui lui offre les rudiments d’une vie de bohème. Des chiffres et des lettres et au bout du compte, le choc lorsqu’il découvre les chansons de Renaud. Gwen Delabar emmagasine la verve poétique de la chetron sauvage avec gourmandise, exerce sa mémoire sur les chansons fleuves de celui qu’il considère comme un phare de conscience, un blanc-bec à la carrure de sandwich SNCF qui est entré partout dans les cités et qui a transcendé avec ses chansons les origines comme les classes sociales.
Gwen Delabar s’est aussi forgé une expérience qui conditionne ce qu’il offre aujourd’hui dans ses chansons. Il a suivi les cours de lutherie classique de l’école de Newark pendant 4 ans. Il y a affiné son goût pour les instruments organiques, le bois qui respire, la vie d’un instrument, son histoire. Point de violon dans sa musique, mais du vibraphone et l’envie que sa musique vive par les mains au-delà des scratches. Il a aussi été animateur pendant 3 ans au SAMU Social de Montrouge. Choc de la vie brutale. Centre d’hébergement d’urgence. On pose un pansement dans l’urgence et le lendemain on recommence. Gwen Delabar n’a jamais oublié cet accompagnement dans une descente aux enfers parfois douloureux d’hommes et de femmes qui peuvent vivre avec la conscience du corps qui se détache de l’esprit.
L’album de Gwen Delabar revendique un texte optimiste sur un groove intimiste. Il ne faut pas l’entendre. Il faut vraiment prendre le temps de l’écouter.


Écouter la musique en trois dimensions et, ainsi, se donner une chance de se faire remarquer dans le flot continu des nouveautés qui nous parviennent. Mettre ses lunettes et découvrir chez Gwen Delabar, trois perspectives : le mot, le son et l’esprit. Le mot est choisi. Le son est groovy et l’esprit est optimiste. Il ne faut pas l’entendre. Il faut vraiment prendre le temps de l’écouter.
Didier Varrod
De la chanson abordant des sujets originaux avec la nonchalance et la liberté d'un Charles Bukowski. Des petites histoires racontées façcon désinvolte ou plus profondément, à la manière d'un Gainsbourg. Avec ses textes, le garçon picote nos oreilles d'une manière inédite et rafraîchissante. Mettez vos lunettes, la séance peut commencer.
M.G.
La scène nantaise fourmille de talents. Elle vient de produire sa dernière pépite, Gwen Delabar, auteur-compositeur-chanteur. Un son Jazzy qui porte des textes qui pourraient figurer dans l'univers Rap sans rougir.(...) Tout cela s'écoute en boucle.
J.C.J
" Le coup de coeur des vendeurs" :
Habile murmureur Gwen Delabar réalise le crossover chanson/trip hop mâtiné d'une poésie toute en autodérision et d'une vivace créativité.Intelligent et surprenant,nécessaire donc.
M.N.
Difficile de parler d'un projet qui dépasse les frontières, Gwen Delabar ne se contente pas de chanter, il vit, conte, nous balance des tranches de vie sans concession, sans rémission. Ce diseur, chanteur, parfois frimeur nous offre son coffre à trésor, pas besoin de clés, il nous donne tout et nous montre même le chemin qui pourrait nous mener pas loin du bonheur.
Olivier Dumas, programmateur